15 novembre 2006

 

Laurent Fabius survitaminé pour son dernier meeting

Près de Rouen, mercredi soir, Laurent Fabius tenait sa dernière réunion de campagne avant le premier tour du vote des militantes et des militants socialistes. Il a appelé les adhérents "à ne pas faire ce qu’attend Sarkozy", c’est-à-dire désigner Ségolène Royal.

Environ 750 militants de l’agglomération de Rouen se sont retrouvés mercredi soir pour assister au dernier meeting de Laurent Fabius dans son fief de Seine-Maritime.

Le gymnase Henri Wallon de Petit-Quevilly, à deux pas du bureau où Laurent Fabius est installé depuis trente ans, était surchauffé. Les militants sont venus conforter leur choix.

"A partir du moment où j’ai suivi tous les débats, je viens ce soir écouter mon candidat. Mon choix, il y a maintenant plusieurs fois qu’il est fait, c’est Laurent Fabius", expliquait Marie-Françoise de la section de Bois-Guillaume. "Ce que j’aime avec Laurent Fabius, c’est qu’il défend des idées de gauche, moi je me reconnais dans cette politique", confiait Hélène, une étudiante.

"Laurent président", scandait militants et sympathisants lorsque celui que l’on appelle tendrement "le chef" est entré dans une salle surexcitée sur l’air d’"Il est temps à nouveau" de Jean-Louis Aubert.

Plusieurs jeunes adolescents de Grand-Quevilly sont venus le voir. Ces jeunes issus de cité croient en ses promesses. "Vous savez nous, on est Français", insistent Mohamed, 14 ans, et Abdel Kader, 16 ans. "On a une carte d’identité et Laurent Fabius c’est le seul qui nous soutient. Lui, on y croit, il va barrer la route à Sarko."

D’entrée, Laurent Fabius est survitaminé. Il pousse sa voix avec confiance, devant un public tout acquis à sa cause. "Si tout se passe comme nous le souhaitons d’ici peu de mois, le titulaire de la présidence de la République aura changé. Et j’espère bien, comme vous, que c’est celui qui vous parle qui sera appelé à le remplacer !"

Et de tacler ses compétiteurs, à l’issue de "cette campagne interne que certains trouvent un peu longue et que pour ma part je trouve un peu courte, qui a juste pour objet de nous mettre et de me mettre en jambe pour affronter la vraie campagne".

C’est en grand gagnant que le député PS de Seine-Maritime s’est inscrit mercredi soir. En un peu plus d’une heure, il a retracé ses divergences et ses points forts, revenant sur les débats, dont il pense être sorti renforcé.

"Plus c’est compliqué, plus il est dopé. Il est infernal, vraiment c’est quelque chose, je ne l’avais jamais vu comme cela. C’est avec ses tripes qu’il parle", analysait Jean-Paul.

Après un chapitre consacré aux services publics et à sa volonté de les renationaliser - "c’est le projet socialiste que j’appliquerai si je suis élu" -, Laurent Fabius a dit son attachement la laïcité.

"Nous voulons que la République soit égale pour tous et la laïcité en est le premier ciment", a-t-il déclaré.

Il a balayé les accusations de sexisme, affirmant que "la première atteinte qui est faite (à la femme) et l’une des plus graves est de lui imposer le voile. Marianne, la figure de la République ne peut être voilée".

Taxé d’anti-européen, le député de Seine-Maritime a assuré que la République serait "parlementaire et pro-européenne" et a ironisé sur ses compétiteurs qui ont trouvé le projet de traité "magnifique" et qui devront défendre le contraire pour respecter la décision du "peuple souverain".

"Ce sera une République pro-européenne qui n’ira pas baiser la babouche du président américain", a-t-il déclaré, faisant allusion à la récente visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis.

L’ancien Premier ministre a reconnu avoir changé au cours des années mais au plan "des propositions" et non "des valeurs".

"Il ne faut pas que l’Etat disparaisse. Nous voulons que l’économique et le financier passent après la dimension humaine", a-t-il affirmé sous les applaudissements.

Le candidat des 35 heures, du pouvoir d’achat, du SMIC réévalué et de la laïcité a fini de convaincre ses militants dans son propre fief. Et c’est en candidat de gauche que Laurent Fabius s’est décrit. Laurent Fabius a adressé ses derniers mots aux nouveaux militants, les exhortant à "battre Nicolas Sarkozy et, pour ce faire, à choisir le rassemblement de la gauche. Et, le seul candidat capable d’opérer le rassemblement de la gauche, c’est celui qui vous parle ce soir".

11 novembre 2006

 

Meeting Parisien avant le 1er Tour

LES COMITES DE SOUTIEN DES SECTIONS PARISIENNES COMMUNIQUENT :
Cher(e) camarade,


Après le succès de la rencontre d'après-débat mardi soir à L'Entrepôt, Laurent FABIUS tiendra son dernier meeting à Paris à l'occasion du :


Rassemblement des comités de soutien des 26 sections de Paris
le dimanche 12 novembre 2006 à 17h00
à La Bellevilloise, salle Jean Jaurès19-21 rue Boyer - 75020 Paris


Dans cette dernière ligne droite avant le 1er tour de l'investiture du candidat socialiste à l'élection présidentielle, je compte sur ta mobilisation et sur celle de tous tes amis !


Fidèles amitiés,
Pierre AIDENBAUM, président du Comité parisien à la candidature de LaurentFABIUS
Pierre CASTAGNOU, mandataire de Laurent FABIUS à Paris









08 novembre 2006

 

Agenda Politique

Pour nous c2008

vous invite à une réunion publique Jeudi 9 novembre à 19H à la Mairie du 14ème arrondissement : 2, Place Ferdinand-Brunot Métro Mouton-Duvernet (ligne 4)
sur le Droit de Vote des étrangers non-communautaires

Avec :
Pierre Castagnou, Maire du 14ème arrondissement de Paris
Benoît Hamon, Député européen, porte parole de NPS
Razzye Hammadi, Président du MJS
Bruno Julliard, Président de l’Unef
Noël Mamère, député-maire de Bègles
Stéphane Pocrain, candidat à l’élection présidentielle

Depuis des années, la question du droit de vote des étrangers non communautaires est en débat dans la société française. Notamment, les organisations associatives mènent depuis longtemps un travail de pédagogie et d’éducation populaire qui a permis à l’idée de faire son chemin. A l’heure ou la tentation du bouc émissaire refait surface, nous réaffirmons l’urgence démocratique, politique et sociale du droit de vote des résidents étrangers.

Pour nous, après des années de discours et de promesses ajournées, il est plus que temps de passer aux actes. Les candidats à l’élection présidentielle doivent prendre une position claire : le droit de vote des résidents étrangers doit s’appliquer dès les élections locales de 2008.

Parce que nous savons que sans mobilisation citoyenne et sans rapport de force rien ne bougera, parce que nous ne nous contentons plus des promesses faciles, nous nous réunissons pour peser sur les événements. Dans les semaines et les mois qui viennent, nous ferons campagne pour que cette question, ne disparaisse ni du débat de l’élection présidentielle ni de l’agenda du prochain président ou de la prochaine présidente.Le droit de vote vite, le droit de vote dès 2008 !


et n'oubliez pas les deux autres réunions prévues :

Café politique sur les Institutions
avec Eric Halphen et Mickael Moglia
Jeudi 9 novembre à 20h15 à la Pierre du Marais (face à la Mairie)
et
Débat autour de Jacques Généreux
(Professeur à Sciences po, Membre de la direction nationale du NPS) :
« Comment faire gagner la gauche et le projet socialiste en 2007? »
Le samedi 11 novembre à 10h - A la fédération du PS de Paris (5bis rue de Rochechouart, Paris 9ème - Code 6428 - 5ème étage)
Pour toute information complémentaire : 06 60 24 92 29 ou florabonnet@hotmail.com

 

Revue de Presse : la stature d'un président...

REVUE DE PRESSE
Débat sur les questions internationales :
les médias reconnaissent la supériorité et la stature présidentielle de Laurent Fabius.
Ils s’interrogent sur la crédibilité de Royal.
Les questions européennes, internationales et de défense forment le coeur de la fonction
présidentielle, le domaine réservé du Chef de l’Etat. La question de la stature des candidats et de leur capacité à être à la hauteur de ces exigences est donc cruciale.
Laurent Fabius a impressionné par sa vision stratégique, sa compétence et son expérience,
démontrant qu’il avait, lui, l’étoffe et la stature d’un Chef de l’Etat.

Pour Le Parisien, Laurent Fabius était « à l’attaque » et « Royal à la peine » :
Laurent Fabius. Sa note : 16/20 « Un ton dominateur, parfois tranchant, en tout cas très pro.
Les points gagnants. A vertement recadré Ségolène lorsqu’elle a flotté sur le nucléaire iranien.
D’excellentes formules. Ainsi a-t-il répliqué, cinglant, à Royal qui souhaitait « une Europe par la
preuve » : « Moi, je souhaite une Europe par la gauche. »Ou encore : « Je préfère être l’ami du
peuple américain que le caniche de M. Bush. »
Ségolène Royal. Sa note : 10/20 Moins à l’aise et moins souriante que les fois précédentes.
Les ratés. Un énorme dérapage sur le dossier du nucléaire iranien civil (bien qu’elle ait assuré,
l’émission finie, que tout était calculé et qu’elle refusait bien à l’Iran, en l’état, toute forme de
nucléaire). Une façon déconcertante de présenter l’actuel gouvernement irakien comme un «
modèle démocratique ». Du flottement et une grande ambiguïté sur la Turquie. Par moments
carrément incantatoire. ».

Pour Le Figaro (Nicolas Barotte), le costume de Président semble un peu grand pour Royal :
« Les slogans habituels sont recyclés : l'Europe « doit faire ses preuves », elle prône un « ordre
mondial juste ». Un peu juste, en effet. Les bonnes formules généreuses sur « l'autre monde possible » ne suffisent plus. Royal hésite parfois, peine à répondre aux journalistes. Souhaite-t-elle l'entrée de la Turquie en Europe ? Il faut respecter le processus engagé, se contente-t-elle d'expliquer. Les Iraniens ont-ils droit de développer le nucléaire civil ? Elle s'embrouille avec la question du nucléaire militaire : au nom de la « prudence », les Iraniens n'auront droit à rien. Les deux autres la reprennent : le traité de non-prolifération nucléaire ne concerne que le militaire. ».

Pour Libération (Jean-Michel Thénard), Fabius a joué la carte de l’expérience quand Royal a été moins précise :
« Fabius a joué à fond de son «expérience» pour tenter de convaincre qu'il excelle bien dans
ses domaines présidentiels que sont la défense et la politique internationale. Ségolène Royal était en deçà par rapport à ses précédentes prestations. Moins précise, moins vive sur les sujets de politique internationale. Elle a pris position, cette fois, pour l'intégration de la Turquie dans l'UE, contre Fabius, mais elle a paru mal à l'aise sur la question du nucléaire iranien. »

Pour France-Inter (Françoise Degois), Laurent Fabius a confirmé qu’il est à la hauteur de la fonction et des enjeux :
« Hier, il a pris l’avantage sur l’international, parfaitement maître de ses sujets, parfaitement
logique dans sa démarche européenne, parfois un peu donneur de leçons, mais toujours très clair sur le Moyen-Orient ou la défense, L. Fabius a fait la démonstration - mais qui en doutait ? - qu’il peut incarner la fonction présidentielle. »

Pour RTL (Alain Duhamel), Laurent Fabius a été excellent :
« Pour le reste, pour être franc, il me semble qu’elle a été inférieure à ses deux rivaux. Je pense que Laurent Fabius a été excellent, avec beaucoup d’assurance, beaucoup de compétence. »

Pour LCI (Christophe Barbier), Laurent Fabius a marqué des points en maîtrisant les questions internationales :
« Laurent Fabius a marqué des points puisqu’il était plus grave, plus à la hauteur, plus tranché. Que ce soit sur l’Iran, le Proche-Orient, sur les Etats-Unis, il donnait l’impression de quand même mieux maîtriser cette fermeté française qui est nécessaire dans les relations diplomatiques. »

Pour France Soir (Maud Guillaumin), Royal était peu à l’aise :
Elle a développé « une vision assez limitée face aux obligations à l’échelle mondiale d’un président. ».

Pour Profession politique (Jean-Marie Vidal), Royal moins à l’aise a multiplié les
approximations :
« Lors du troisième débat entre les candidats à l’investiture PS, Ségolène Royal est apparue
moins à l’aise que ses concurrents sur les sujets internationaux. Si la politique étrangère n’a jamais permis de faire la différence lors d’une campagne présidentielle, le "domaine réservé" supporte mal les approximations. ».

Pour Le Journal de la Haute-Marne (Patrice Chabanet) :
« Visiblement, la favorite des sondages n'était pas très à l'aise dès qu'il fallait s'éloigner des
rivages des généralités. »

Pour la République des Pyrénées (Jean-Marcel Bouguereau) :
« On avait beaucoup glosé sur l'impréparation de Ségolène Royal à propos des questions
internationales. Il faut reconnaître que sur un point crucial elle a donné raison hier à ses
détracteurs. »

Pour Le Progrès de Lyon comme pour la plupart des autres médias, les divergences sur l’Europe ont été flagrantes :
« Des divergences, exprimées très courtoisement, sont apparues lors de leur ultime débat télévisé, surtout entre Laurent Fabius et Ségolène Royal d'un côté, et Dominique Strauss-Kahn de l'autre, sur les moyens de relancer la construction européenne et les frontières de l'Union. Enfonçant le clou de son « non » au référendum, M. Fabius s'est déclaré « pour l'Europe par la gauche ». Comme on lui objectait que « le plan B » évoqué par les tenants du non n'avait jamais vu le jour, l'ex-Premier ministre a rétorqué que « le plan B, c'est le projet socialiste » : révision des statuts de la banque centrale européenne, traité social, directive-cadre sur les services publics, traité strictement constitutionnel. ».

Enfin, pour la Marseillaise (Christian Digne) :
« Le dernier débat télévisé entre les trois candidats à l'investiture socialiste a prouvé combien
la gauche du "non" a eu raison, en mai 2005, de refuser la main mise du marché financiarisé sur
l'Europe. Pour Laurent Fabius - le seul des trois à avoir voté comme la majorité de l'électorat de
gauche -, l'argument n'est pas surprenant qui appelle à construire " l'Europe par la gauche ". Mais entendre Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, militants engagés du "oui", expliquer que cette Europe là est réduite "à une monnaie et à un grand marché" démontre qu'il ne faut jamais désespérer des forces progressistes. ».

 

Le 3ème débat télévisé


Un résumé de l'intervention de Fabius par le site www.laurent-fabius.net :

La compétence au service d’une vision, la volonté au service du changement à gauche et la fidélité à une certaine idée de la France, voilà comme est apparu Laurent Fabius à l’occasion du troisième débat télévisé entre les présidentiables socialistes.

« Je crois qu’il y a deux avenirs possibles, pour schématiser : ou bien, dans dix ans, il y aura un monde encore plus financiarisé, encore plus précarisé, où le marché jouera un rôle encore plus important, où les inégalités seront encore plus fortes, et dans ce cas-là on ira vers des conflits massifs dans tous les domaines ; ou bien - et c’est pour ça que je suis socialiste - on aura une politique qui retrouve du pouvoir sur l’économie, qui fait reculer les marchés, et l’Europe sociale se développera, l’environnement sera présent dans toutes les politiques publiques, et à ce moment-là la paix, l’égalité, les droits de l’homme, l’internationalisme retrouveront droit de cité. »

L’Europe par la gauche. Non, l’Europe par la preuve ne suffit pas. Nous ne voulons pas juste des aménagements ponctuels. Après des années de dérive libérale, l’Europe doit être réorientée. Il faudra négocier avec nos partenaires, mais nous réussirons d’autant mieux cette négociation que la position de départ aura été claire. Seul Laurent Fabius prend l’engagement d’être fidèle au vote des Français contre l’Europe libérale.

Quant aux futurs élargissements, il faut être honnête : une Europe à 50 ne sera pas efficace. Il faut un moratoire des élargissements tant que nous n’aurons pas obtenu des avancées importantes dans le domaine social, dans le domaine fiscal et dans le domaine institutionnel. Quant à la Turquie, à horizon prévisible, elle n’a pas vocation à entrer dans l’Europe. Seul Laurent Fabius est parfaitement clair sur ce point, au contraire de ses compétiteurs, qui laissent planer le doute.

En contrepartie, il faut construire l’Europe des trois cercles : la zone euro, qui a vocation à s’intégrer davantage ; l’Europe élargie telle qu’elle existe aujourd’hui ; et l’Europe associée, qui doit regrouper notamment la Turquie, l’Ukraine et le Maghreb, dans un partenariat très étroit pour le développement.

« Le plan B, c’est le projet socialiste. Et c’est pour cela que je l’ai approuvé. Personne n’a proposé de plan alternatif, parce que nous ne sommes pas aux responsabilités. Nous voulons réviser les statuts de la Banque centrale européenne, nous voulons un traité social avec des critères de convergence sociale, nous voulons une meilleure protection commerciale de l’Union européenne. Les dépenses de recherche doivent être désormais sorties des critères de Maastricht - pour le calcul du déficit budgétaire - , il faut une directive sur les services publics, enfin nous voulons un traité strictement institutionnel. On ne le fera pas tout seul. Mais d’ores et déjà, un calendrier a été fixé par les chefs d’Etat et de gouvernement européens. Il commence avec la présidence allemande, début 2007. Le 21 juin 2007 - lors du Conseil européen - , le président de la République française sera au côté de la chancelière allemande pour amorcer la renégociation. Et c’est sous présidence française, au deuxième semestre 2008, que cette renégociation devra se terminer.
Si je suis élu président de la République, ma première mission sera de respecter le vote des Français. Dans leur majorité, et en particulier, à gauche, ils ont voté non. Il faut que ce non soit entendu. Ayant voté à l’unisson des Français, je pense que je ne serai pas le moins crédible pour expliquer que la position de la France doit être prise en compte pour parvenir à un nouveau traité constitutionnel, une relance et une réorientation. »

La défense : ne pas baisser la garde, mais construire l’Europe de la défense pour parvenir à des économies d’échelle et à une meilleure efficacité. Notre défense est en retard sur les dangers actuels. Elle est dimensionnée pour des conflits de l’époque de la Guerre Froide. Le prochain Président de la République devra engager la modernisation de notre stratégie de défense et son européanisation. Laurent Fabius a une vision précise de ces évolutions nécessaires.

« Aucune considération financière ne peut l’emporter sur l’exigence de la sécurité dans un monde dangereux. Si je suis élu, la première chose à faire, ce sera un Livre blanc : le dernier date de 1994. Il faudra passer en revue les différents matériels dans la nouvelle stratégie répondant aux risques. Il faudra européaniser tout ce qu’on pourra, et là, il y a certainement des économies à faire.
La clef nucléaire dépend du président de la République. Et sa crédibilité dépend de la force d’âme et de décision du président. Il est utilisé seulement si le président estime que les intérêts vitaux du pays sont en jeu. Il n’est pas normal que nous ayons les mêmes groupes industriels qui à la fois produisent les armements et détiennent les médias. Cela pose un problème de principe à la fois pour la démocratie et pour la défense. »

L’Iran : fermeté et responsabilité. Ségolène Royal a commis un impair incroyable. Visiblement, elle ignore le contenu du Traité de non-prolifération nucléaire. Ce qu’elle propose - empêcher l’Iran de se doter du nucléaire civil - revient à forcer l’Iran à sortir de ce Traité, ce qui serait totalement contre-productif. Cela risquerait en plus de souder le pays, par nationalisme, derrière son régime dictatorial actuel. Face à ces dérapages, Laurent Fabius incarne la compétence. Lui seul connaît parfaitement les rouages de notre diplomatie et de notre défense, pour avoir déjà pris part au gouvernement de notre pays comme Premier ministre.

« Si les Iraniens accèdent au nucléaire militaire, cela signifie que dans toute la sous-région, Turquie, Egypte, Arabie saoudite, avec le cas échéant des ramifications terroristes, il peut y avoir dissémination nucléaire. Et ça, c’est extrêmement dangereux. Bien évidemment, les Iraniens ont le droit d’avancer dans le nucléaire civil, ils ont signé le traité de non-prolifération. Ce serait extraordinairement paradoxal qu’ils n’aient pas le droit que leur reconnaît le traité de non-prolifération alors que des Etats comme le Pakistan et l’Inde, qui ne l’ont pas signé, auraient le droit de faire du nucléaire civil et du nucléaire militaire. Donc, oui au nucléaire civil. Au nucléaire militaire, non. Il faut savoir dialoguer. Simplement, il faut aussi prévoir les sanctions.
A mon sens, elles ne doivent pas toucher prioritairement le peuple. Elles doivent toucher les dirigeants et, en particulier, il faut taper au portefeuille des avoirs qu’ils ont à l’étranger. Je ne recevrai pas, comme président de la République, le président Ahmadinejad, parce que le président de la République française, c’est une autorité morale dans le monde, et je ne recevrai pas quelqu’un qui dit qu’il faut détruire Israël.
On ne peut pas dire aux Iraniens : on vous demande de respecter le traité de non-prolifération que vous avez signé, et donc de ne pas faire de nucléaire militaire, mais en plus, vous ne pourrez pas faire de nucléaire civil. A ce moment-là, on arrivera à ce résultat très paradoxal de souder le pays dans le nationalisme autour d’un président qui est un dictateur. »

Le Proche-Orient : solution politique, dialogue entre les parties et rôle de la France. L’Europe doit s’investir d’avantage, mais compte tenu des pesanteurs actuelles, il ne faut sans doute pas trop en espérer. La France a un rôle majeur à jouer et elle doit assumer pleinement son rôle. Mais Laurent Fabius, fidèle à ses engagements, à indiquer que Président de la République, il ne recevra pas à Paris un dirigeant qui ne reconnaîtrait pas à Israël le droit d’exister, qu’il s’agisse du Hamas ou du Président iranien. Le Président de la République française a une stature morale qu’il doit utiliser pour faire pression sur les extrémistes de tous bords.

« En tant que président de la République, personnellement, je ne recevrais pas les dirigeants du Hamas tant qu’il n’y aura pas eu une évolution officielle vers la reconnaissance d’Israël. Il faut qu’il y ait un Etat palestinien, mais il faut qu’il soit viable : ça ne peut pas être des taches de léopard. Notre position en tant que Français doit être : garantie de la sécurité absolue d’Israël ; reconnaissance d’un Etat palestinien viable ; nécessité pour les deux parties - le cas échéant soutenues par l’Europe - de parler ensemble. Il n’y a pas un exemple dans le monde où l’on fait cesser le terrorisme, les exactions, etc., sans qu’il y ait une solution politique. Les Etats-Unis traditionnellement, dans la mesure où ils ont soutenu très fortement Israël, ont joué un rôle majeur, mais il faut reconnaître qu’ils ne sont pas parvenus à une solution. L’Europe, elle, a fourni l’argent mais, compte tenu de ses divisions, n’a pas été en première ligne.
Je pense que la France en particulier - qui est l’amie des Palestiniens et qui en même temps se bat contre l’antisémitisme et reconnaît la nécessité pour Israël de protéger sa sécurité - a un rôle éminent à jouer dans ce domaine. »

L’environnement : des engagements précis et des changements institutionnels. Pour que l’environnement devienne vraiment une priorité du gouvernement, il faut que le ministre en charge de l’écologie ait une position confortée. Laurent Fabius propose que ce ministre devienne le numéro 2 du gouvernement. De la sorte, les paroles deviendront enfin des actions. Il prend des engagements précis pour la diversification énergétique, la réduction de notre consommation, l’habitat écologique et le développement des transports publics. Il est le seul à être très clair sur le contrôle public d’EDF et de GDF, qui devra être rétabli.

« S’il y a un domaine où l’action publique est absolument indispensable et où le marché échoue, c’est le domaine environnemental. Vous avez vu la panne qui est arrivée pour l’électricité avant-hier ? Pourquoi ? Parce que les sociétés privées, au lieu d’investir massivement, ont consacré leur argent à se racheter entre elles. Il faut donc qu’il y ait, au niveau mondial, au niveau européen, au niveau français, une impulsion publique forte. Jusqu’à présent le ministre de l’environnement, et c’est notre faute, était un ministre un peu marginalisé. Si le numéro deux du gouvernement est chargé d’une mission transversale de développement durable, ça changera. »


Conclusion : un message d’espoir pour les jeunes ; une certaine idée de la France.

« Je pense que ces débats ont été utiles. Ils ont permis de voir des analogies entre nous trois, mais aussi des différences.
J’ai insisté pour ma part sur des thèmes auxquels je tiens tout particulièrement : réponse à l’urgence sociale, pouvoir d’achat, logement, préparation de l’avenir, enseignement, nouvelle république parlementaire, Europe sociale et - on vient d’en parler - environnement. Je pense que c’est ainsi, par une vision vraiment socialiste, que nous pourrons changer les choses.
Je voudrais ajouter - nous n’en avons pas parlé et c’est un tort - que tout cela ne sera possible que dans le cadre du rassemblement de la gauche. Je fais des propositions de gauche, authentiquement de gauche, clairement de gauche, parce que je veux gouverner avec les formations de gauche et exclusivement avec celles-là.
La dernière chose que je veux dire s’adresse aux jeunes, car là est l’essentiel. Les jeunes qui ont grandi après la Guerre ont permis la reconstruction, et c’était un idéal formidable pour eux ; ils avaient un projet qui les dépassait eux-mêmes. Les jeunes des années 60 ont lutté contre le colonialisme, et cela aussi leur a permis de dépasser leur propre vie. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes s’interrogent. Ils sont généreux et se demandent quelle cause ils peuvent servir. Eh bien cette cause, c’est celle d’une France forte parce que solidaire ; celle d’une Europe nouvelle, sociale, démocratique et environnementale ; celle d’un monde différent, un monde de paix, garantissant l’environnement et le développement. La France dans tout ça ? La France est un grand et magnifique pays, qui possède d’immenses atouts, qui peut, par sa langue, son histoire et ses valeurs, peser sur l’Europe et sur le monde.


Voilà un programme enthousiasmant qui nous attend tous, et je suis bien sûr prêt à m’y consacrer entièrement. Pour cela, j’ai besoin de votre soutien. »

27 octobre 2006

 

Fabius au Zénith

Dans tous les sens du terme...
Impressionnant! Oui, il était impressionnant de voir de quelle manière Laurent Fabius a réussi à retourner une salle qui ne lui était pas forcément acquise. Après Lens et Clermont-Ferrand, il montre à nouveau sa capacité de convaincre, y compris parmis ses détracteurs, chose qui sera forcément essentielle lorsque sera venu le moment de combattre le candidat de la droite.
Pour ceux qui n'auraient pas pu participer au débat régional du Zénith, voici quelques extraits de la presse au lendemain de la prestation des 3 candidats socialistes :

Avant le meeting, les militants semblaient souvent savoir quel poulain ils
étaient venus soutenir, et Jérémie était un des rares à indiquer "hésiter encore
entre les trois". A la sortie, cependant, certains semblaient avoir changé
d'avis.
Ainsi de ce jeune homme de couleur, pro-Royal à l'entrée, qui
confiait à son ami médusé qu'il voterait peut-être finalement Fabius.
"Reconnais, lui disait-il, que Tata a été nulle ce soir".
(AFP)
Laurent Fabius, cravate bleu clair sur un costume sombre, le premier à
s'adresser aux militants, a été interrompu fréquemment par des tonnerres
d'applaudissements, et salué finalement par des "Laurent président" et une
ovation debout de ses partisans.
(AFP)
"C'était très très chaud", reconnaît Franck, un militant âgé de 34 ans,
"mais ça fait aussi partie de la démocratie, ça fait émerger des idées".
"Je n'ai hué aucun des candidats et je n'apprécie pas du tout ça car l'un d'eux sera
notre candidat et c'est ça qui est important", a-t-il ajouté.
"J'hésitais encore beaucoup, c'est pour ça que je suis venu, il y a des choses qu'on sent dans les meetings et pas ailleurs" ajoute le jeune homme qui a finalement choisi Laurent Fabius "plus précis et plus sincère".
(Reuters)

Concluant le meeting, Laurent Fabius a réuni Jaurès, Blum, Mendès-France,
Mitterrand, Jospin, "qui tous ont eu en commun de ne pas s'adresser au plus
bas des pulsions mais de s'adresser à l'intelligence".


26 octobre 2006

 

Le 2ème débat télévisée

Voici, dans son intégralité, le deuxième débat des candidats socialistes, portant sur les institutions et les questions de société:


Le débat 2 entre les candidats PS


20 octobre 2006

 

Assemblée Générale du Comité de soutien parisien à la candidature de Laurent Fabius

Le Comité de soutien parisien à la candidature de Laurent Fabius t'invite à son
Assemblée générale
le vendredi 20 octobre 2006 à 18h30
A l'AGECA - 177 rue de Charonne - 75011 Paris
Métro Alexandre Dumas [2] ou Charonne [9]



Contact par mail auprès du Comité de soutien parisien à la candidature de Laurent Fabius


 

Après les premiers débats

Voici le premier débat télévisé dans son intégralité :


Premier débat des présidentiables


Quand au débat à Clermont-Ferrand face aux militants, voici un extrait de l'analyse du Monde :
Laurent Fabius, très souvent applaudi, est celui qui a le
plus mobilisé la salle, en usant de ses talents reconnus de tribun. Il s'est
fait le héraut d'"une politique offensivement antilibérale", pour lui la seule
orientation capable de faire gagner la gauche en 2007 et de faire oublier
l'échec de Lionel Jospin en 2002. Il a invité la gauche à "ne pas mettre ses
pieds dans les thèmes" de la droite, le plus sûr moyen à ses yeux de courir à
l'échec.



17 octobre 2006

 

Laurent Fabius au Jokko Mardi 17/10/06 après le 1er Débat

Laurent Fabius nous a fait le plaisir et l'honneur de venir ce soir rencontrer les militants socialistes au Jokko dans notre arrondissement à la suite du premier débat télévisé entre les candidats à l'investiture socialiste.

Pour ceux d'entre vous qui n'ont pas pu y assister voici un extrait vidéo de son intervention(un peu lointain du fait des centaines de militants et nombreux journalistes présents)




 

Rassembler à Gauche avec Laurent Fabius

Un compte rendu de la réunion du 16 Octobre.


Une centaine de personnes, militants socialistes du centre de Paris pour la plupart, était présente au Jokko pour venir entendre un débat vif, direct et intéressant entre Bariza Khiari, Stéphane Pocrain et Gilles Alayrac, avec Pierre Aidenbaum pour introduire le sujet : Rassembler à Gauche pour éviter un nouveau 21 Avril


Les principaux points relevés lors de ce débat ont été les suivants.


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